Quelques petites histoires à méditer
Une petite histoire, à la morale qui me plait énormément et que tout le monde devrait méditer. Je ne sais quelle est l'origine de cette histoire. Je l'ai entendu raconter par Terence Hill dans un western avec Henry Fonda, qui s'appelle Mon nom est personne
Un petit oiseau, bien au chaud au début du printemps, dans son nid, attend tout en piaillant, le retour de sa maman oiseau pour avoir la becquetée. Il est là, tout heureux et piaille si fort et si bien qu'il finit par tomber du nid. Pauvre petit oiseau, il a froid maintenant et n'a plus du tout envie de piailler gaiement. Une vache, passant par là, voit ce petit oiseau tout frissonnant et prend pitié de lui. Elle se positionne bien au-dessus de lui et le recouvre délicatement d'une belle grosse bouse bien chaude. Le petit oiseau sentant de nouveau la chaleur, reprend sa joie de vivre et piaille de nouveau, tant et si bien, que ses cris exitent les oreilles d'un renard. Ce pauvre renard, que l'hiver a laissé bien affamé. Et que voit-il ? Un petit oiseau, certe pas très dodu mais qui permettrait de dissiper un peu sa faim, qui piaille tout gaiement dans une belle bouse de vache. Le renard, tant affamé qu'il est, prend le petit oiseau, avec un peu de dégoût au départ il est vrai, puis délicatement, sans lui faire le moindre mal, se charge de le débarrasser de toute cette bouse malodorante et répugnante. Une fois tout propre, le renard l'avale sans regret.
Alors bien sûr comme avec toute histoire, il y a une morale, mais en fait, il y a deux morales à ce conte...
1ere morale : Toute personne qui vous crée des ennuis ne vous veut pas forcément que du mal, peut-être cherche-t-il à vous aider. Ainsi que toute personne qui vous sort de vos soucis, ne vous veut pas forcément que du bien, peut-être cache-t-il un interêt personnel. Apprenez à bien lire dans les coeurs avant d'accorder ou non votre confiance et votre amitié.
2ème morale : Où que tu sois, avec qui que tu sois, quand tu es dans la m***... TAIS-TOI !!!

L'Art de combattre sans combattre

L'histoire qui va vous être contée ci-dessous était chère à Bruce Lee, si vous connaissez bien la filmographie du Petit Dragon vous y trouverez une allusion .
"Le célèbre Maître Tsukahara Bokuden traversait le lac Biwa sur un radeau avec d'autres voyageurs. Parmi eux, il y avait un samouraï extrêmement prétentieux qui n'arrêtait pas de vanter ses exploits et sa grande maîtrise du sabre. A l'écouter, il était champion toutes catégories du Japon. C'est ce que semblaient croire tous les autres voyageurs qui l'écoutaient avec une admiration mêlée de crainte. Tous? pas vraiment, car Bokuden restait à l'écart et ne paraissait pas le moins du monde gober cet amas de sornettes. Le samouraï s'en aperçut et, vexé, il s'approcha de Bokuden pour lui dire :
- "Toi aussi tu portes une paire de sabres. Si tu es samouraï, pourquoi ne dis tu pas mots ?"
Bokuden répondit calmement :
-"Je ne suis pas concerné par tes propos. Mon art est bien différent du tien. Il consiste, non pas à vaincre les autres, mais à ne pas être vaincu."
Le samouraï se gratta le crâne et demanda :
-"Mais alors, quelle est ton école ?"
-"C'est l'art de combattre sans armes."
-"Mais dans ce cas, pourquoi portes tu des sabres ?"
-"Cela m'oblige à rester maître de moi pour ne pas répondre aux provocations. C'est là un défi de tous les jours."
Exaspéré le samouraï continua :
-"Et tu penses vraiment pouvoir combattre avec moi sans sabre?"
-"Pourquoi pas? il est même possible que je gagne!"
Hors de lui le samouraï cria au passeur de ramer vers le rivage le plus proche, mais Bokuden suggéra qu'il était préférable d'aller sur une île, loin de toute habitation, pour ne pas provoquer d'attroupement et être plus tranquille. Le samouraï accepta. Quand le radeau atteignit une île inhabitée, le samouraï sauta à terre et dégaina son sabre, prêt au combat.
Bokuden enleva soigneusement ses deux sabres, les tendit au passeur et s'élança pour sauter à terre, quand, soudain, il saisit la perche du batelier, puis dégagea rapidement le radeau pour le pousser dans le courant.
Bokuden se retourna vers le samouraï qui gesticulait dans tous les sens sur l'île déserte et il lui cria :
-"Tu vois, c'est cela l'art de combattre sans arme !"
Selon un vieux conte japonais, un jour un samouraï belliqueux somma un maître zen de lui expliquer ce qu'étaient le paradis et l'enfer.
Le moine lui répondit avec mépris : « Tu n'es qu'un rustre, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens de ton espèces. »
Se sentant insulté, le samouraï devint furieux et, tirant son épée, cria : « Je pourrais te tuer pour ton impertinence. »
« Voilà ce qu'est l'enfer, répliqua le moine calmement. »
Surpris par la vérité de ces paroles, le samouraï se calma, rengaina son épée, salua la maître et le remercia de l'avoir éclairé.
« Et voilà le paradis, ajouta celui-ci. »